Et que meurt le troupeau !
Avec méthode, le gouvernement
.CR.S. détruit tous les conquis sociaux. Et le troupeau continue de brouter,
sans même le moindre bêlement de mécontentement au motif que, en
contrepartie, ses maîtres lui assure la… sécurité. La sécurité contre…
les loups alors que ce sont… des loups
qui sont au pouvoir et que lorsque le troupeau n'aura plus de laine sur le dos,
de la tonte, les loups passeront à … l'abattage.
Pouvait-il en être autrement ? Assurément non. Comme jadis Hitler, ayant accédé
au pouvoir, mis méthodiquement en œuvre le programme qu'il avait annoncé dans
son Mein Kampf, le gouvernement réalise le programme annoncé et demandé
par le capital français, lequel, on le sait, est étroitement imbriqué avec le
capital mondial. Ce programme, c'est… le libéralisme. Non la libération des
individus de l'exploitation, de l'oppression, de la répression, de l'inégalité,
de l'injustice… mais la liberté absolue du capital quel que soit le prix
humain à payer dès lors, que bien entendu, ce prix n'est pas payé par les
capitalistes mais par le troupeau.
Travaillant et, surtout, consommant, le troupeau est le plus sûr rempart du
capital car, au besoin, il n'hésitera pas à se sacrifier pour préserver ses
maîtres tant il ne conçoit pas de vie autrement que dans la servitude.
Avec le temps, O.G.M. obligeant, le troupeau, d'herbivore, est devenu carnivore
et déguste à l'envie et avec un plaisir évident toutes les couleuvres que ses
maîtres lui jettent en pâture. Décervelé, il n'a plus de raison, pas même
celle du cœur, et avale couleuvre sur couleuvre, en redemandant encore et
encore tant, à l'évidence, il a pris goût à cette nourriture.
Plus besoin de chiens de garde pour garder le troupeau. Le troupeau est son
propre gardien et se fait furie assassine pour extraire de lui les brebis
galeuses qui se rebellent ou, plus simplement, s'interrogent sur ces évidences
qu'on lui présente comme autant de Vérités, autant d'impérieuses nécessités,
de fatalismes…
Plus que jamais le troupeau est religieux et s'il se soumet aussi facilement aux
dieux c'est qu'il peut enfin les côtoyer puisqu'ils lui parlent tous les jours
à la télévision, dans les journaux, dans les radios, depuis les tribunes de
ces temples multiples que sont le perron de l'Elysée, le Parlement, la Bourse,
les sommets, les scènes publiques…
Pieux, bon croyant, de bonnes mœurs…,
le troupeau sait que ses dieux ont soif. Soif de son sang car, tels des
vampires, ils scellent leur immortalité de chaque baiser mortel qu'ils
accordent à leurs ouailles. Et le troupeau accepte de se saigner car, sans ces
dieux, plus de troupeau mais des… humains, des humains qui, blasphème suprême,
outrage insupportable, indécence vulgaire… seraient… libres justement parce
que humains, c'est-à-dire sans dieu, ni maître !
Nietzsche aspirait à l'avènement d'un surhomme
dont la surhumanité reposerait nécessairement
sur la sous ou la non-humanité de la masse docile. Son surhomme fut le modèle de ces bons aryens qui excellèrent dans
l'anéantissement de l'humain.
L'aspiration, plus modeste et toute légitime au regard des larmes et du sang
versés par celles et ceux qui, depuis l'aube des temps, ont donné de leur vie
pour extraire l'humanité de sa gangue animale, l'aspiration donc au règne
de l'humain, c'est-à-dire à une société enfin libre, égale et
fraternelle, peut-elle se réaliser sans… l'anéantissement du troupeau ? J'en
doute car l'Histoire est là pour nous démontrer qu'il n'y a des maîtres –
et des dieux - que parce qu'il y a des esclaves… consentants. Le pire ennemi
de la liberté n'est pas la tyrannie mais… la servitude volontaire.
Ni dieu, ni maître ! Que vive
l'anarchie pour que l'humanité puisse enfin vivre !
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