Laïcité V/s intolérance, intégrisme… et autre(s) projet(s) d'anéantissement de l'humain
MISSION PARLEMENTAIRE SUR LE VOILE INTEGRAL
par Djemila Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran
Mesdames les sénatrices, Mesdames les présidentes, Mesdames et messieurs les dignitaires,
Chers amis, Merci mille fois de ce grand honneur que vous me faites, aujourd'hui, de me consacrer parmi les Femmes debout et de permettre à ma voix, celle d'une femme de culture musulmane féministe et laïque de résonner dans cette prestigieuse institution de la République.
Merci à vous, mes amies de Femmes solidaires et de la Ligue du droit international des femmes pour votre travail acharné, permanent et indispensable que ce soit dans les quartiers, auprès des femmes victimes de violences et discriminations, des sans papiers ou encore au sein des politiques et des instances onusiennes.
C'est dire que c'est ici, localement que prend racine le travail pour les droits des femmes pour se répercuter à l'échelle internationale. C'est dire aussi que la Marche des femmes pour la liberté et l'égalité est une et indivisible. Lorsqu'une femme souffre dans un quelconque endroit de la planète, c'est notre affaire à toutes et à tous.
Merci de nous faire sentir de mille façons que nous sommes les maillons d'une même chaîne.
Voilà encore quelques années, je n'aurais jamais imaginé que ma vie de femme, que ma vie de militante serait si intimement liée au féminisme et à la laïcité.
Je vous surprendrai peut-être en vous avouant que je ne suis pas devenue féministe en tournant les pages du « Deuxième Sexe », ni en me plongeant dans ce magnifique roman d'Aragon « Les Cloches de Bâle », où il était question entre autres de Clara Zetkin et de Rosa Luxembourg, deux figures de proue du féminisme et de la paix dans le monde.
Je ne suis pas devenue laïque en m'abreuvant de Spinoza, de Ibn Al-Arabi, de Descartes, de Ibn Khaldoun, ou de Voltaire, mon maître. Absolument pas.
J'aurais pu tourner mon regard ailleurs pour me perdre dans cette enfance si heureuse que j'ai eue dans une famille généreuse, cultivée, ouverte sur le monde et sur les autres, profondément engagée pour la démocratie et la justice sociale. J'aurais pu m'égarer dans la beauté de cette ville qu'est Oran où il faisait si bon vivre au bord de la mer. Cette ville qui a propulsé la carrière littéraire d'Albert Camus, avec son célèbre roman « La peste », jusqu'au Nobel de littérature. J'aurais pu ne rien voir, ne rien entendre des brimades, du mépris, des humiliations et des violences qu'on déversait sur les femmes. J'ai choisi de voir et d'écouter d'abord avec mes yeux et mes oreilles d'enfant. Plus tard, j'ai choisi de dire les aspirations de toutes ces femmes qui ont marqué ma vie pour que plus jamais, plus aucune femme dans le monde, n'ait honte d'être femme.
Pour vous dire vrai, à l'enfance et surtout à l'adolescence, je n'ai jamais rêvé de mariage, de prince charmant, de robe longue, de grande maison, d'enfants et de famille. Les quelques mariages auxquels j'avais assisté, en Algérie, me faisaient sentir que la femme était un objet bien plus qu'un sujet. Inutile de vous préciser que ma perspective était ultraminoritaire, car les femmes sont formatées à devenir des épouses puis des mères dès l'enfance. Je devais avoir, quoi, cinq, six, peut-être sept ans tout au plus, lorsqu'on me somma de rejoindre ma grand-mère dans la cuisine, car ma place naturelle était à mi-distance entre les fourneaux et la buanderie, de façon à pouvoir faire éclater mes talents de cuisinière et de ménagère le moment venu.
En 1984, l'Algérie adopte un code de la famille inspiré de la charia islamique. J'ai 12 ans à cette époque. Brièvement, ce code exige de l'épouse d'obéir à son mari et à ses beaux-parents, permet la répudiation, la polygamie, destitue la femme de son autorité parentale, permet à l'époux de corriger sa femme et en matière d'héritage comme de témoignage, l'inégalité est érigée en système puisque la voix de deux femmes équivaut à celle d'un homme tout comme les parts d'héritage.
Question : L'Algérie est-elle devenue musulmane en 1984 ?
Réponse : Je vous la donnerai pendant le débat tout à l'heure si vous le souhaitez.
Pour ce qui est de la laïcité, j'ai compris sa nécessité lorsque, au tout début des années 1990, le Front islamique du salut (FIS) a mis à genoux mon pays l'Algérie par le feu et par le sang en assassinant des milliers d'Algériens. Aujourd'hui, on est forcé de constater que les choses n'ont pas tellement changé.
Trop de femmes dans le monde se font encore humilier, battre, violenter, répudier, assassiner, brûler, fouetter et lapider. Au nom de quoi ? De la religion, de l'islam en l'occurrence et de son instrumentalisation. Pour refuser un mariage arrangé, le port du voile islamique ou encore pour avoir demandé le divorce, porté un pantalon, conduit une voiture et même avoir franchi le seuil de la porte sans la permission du mâle, des femmes, tant de femmes subissent la barbarie dans leur chair. Je pense en particulier à nos soeurs iraniennes qui ont défilé dans les rues de Téhéran pour faire trembler l'un des pires dictateurs au monde : Ahmadinejad. Je pense à Neda, cette jeune Iranienne assassinée à l'âge de 26 ans. Nous avons tous vu cette image de Neda gisant sur le sol, le sang dégoulinant de sa bouche. Je pense à Nojoud Ali, cette petite Yéménite de 10 ans, qui a été mariée de force à un homme qui a trois fois son âge et qui s'est battue pour obtenir le droit de divorcer. Et qui l'a obtenu. Je pense à Loubna Al-Hussein qui a fait trembler le gouvernement de Khartoum l'été dernier à cause de sa tenue vestimentaire.
La pire condition féminine dans le globe, c'est celle que vivent les femmes dans les pays musulmans. C'est un fait et nous devons le reconnaître. C'est cela notre première solidarité à l'égard de toutes celles qui défient les pires régimes tyranniques au monde. Qui oserait dire le contraire ? Qui oserait prétendre l'inverse ? Les islamistes et leurs complices ? Certainement. Mais pas seulement.
Il y a aussi ce courant de pensée relativiste qui prétend qu'au nom des cultures et des traditions nous devons accepter la régression, qui confine l'autre dans un statut de victime perpétuelle et nous culpabilise pour nos choix de société en nous traitant de racistes et d'islamophobes lorsque nous défendons l'égalité des sexes et la laïcité. C'est cette même gauche qui ouvre les bras à Tarik Ramadan pour se pavaner de ville en ville, de plateau de TV en plateau de TV et cracher sur les valeurs de la République.
Sachez qu'il n'y a rien dans ma culture qui me prédestine à être éclipsée sous un linceul, emblème ostentatoire de différence. Rien qui me prédétermine à accepter le triomphe de l'idiot, du sot et du lâche, surtout si on érige le médiocre en juge. Rien qui prépare mon sexe à être charcuté sans que ma chair en suffoque. Rien qui me prédestine à apprivoiser le fouet ou l'aiguillon. Rien qui me voue à répudier la beauté et le plaisir. Rien qui me prédispose à recevoir la froideur de la lame rouillée sur ma gorge. Et si c'était le cas, je renierais sans remords ni regret le ventre de ma mère, la caresse de mon père et le soleil qui m'a vu grandir.
L'islamisme politique n'est pas l'expression d'une spécificité culturelle, comme on prétend ça et là. C'est une affaire politique, une menace collective qui s'attaque au fondement même de la démocratie en faisant la promotion d'une idéologie violente, sexiste, misogyne, raciste et homophobe.
Nous avons vu de quelle façon les mouvements islamistes, avec la complicité, la lâcheté et le soutien de certains courants de gauche cautionnent la régression profonde qui s'est installée au cour même de nos villes. Au Canada, nous avons tout de même failli avoir les tribunaux islamiques. En Grande-Bretagne c'est déjà la norme dans plusieurs communautés. D'un bout à l'autre de la planète, le port du voile islamique se répand et se banalise, il devient même une alternative acceptable aux yeux de certains car c'est tout de même mieux que la burqa !
Que dire de la démission des démocraties occidentales sur des enjeux primordiaux à la base du vivre-ensemble et de la citoyenneté tels que la défense de l'école publique, des services publics et de la neutralité de l'État ?
Que dire des reculs en matière d'accessibilité à l'avortement ici même en France ?
Tout ça pour dire qu'il est toujours possible de faire avancer les sociétés grâce à notre courage, notre détermination et à notre audace. Je ne vous dis pas que ce sont là des choix faciles. Loin de là. Les chemins de la liberté sont toujours des chemins escarpés. Ce sont les seuls chemins de l'émancipation humaine, je n'en connais pas d'autres.
Cette merveilleuse page d'histoire, de NOTRE histoire, nous enseigne que subir n'est pas se soumettre. Car par-delà les injustices et les humiliations, il y a aussi les résistances. Résister, c'est se donner le droit de choisir sa destinée. C'est cela pour moi le féminisme. Une destinée non pas individuelle, mais collective pour la dignité de TOUTES les femmes. C'est ainsi que j'ai donné un sens à ma vie en liant mon destin de femme à tous ceux qui rêvent d'égalité et de laïcité comme fondement même de la démocratie.
L'histoire regorge d'exemples de religions qui débordent de la sphère privée pour envahir la sphère publique et devenir la loi. Dans ce contexte, les femmes sont les premières perdantes. Pas seulement. La vie, dans ses multiples dimensions, devient soudainement sclérosée lorsque la loi de Dieu se mêle à la loi des hommes pour organiser les moindres faits et gestes de tous. Il n'y a plus de place pour les avancées scientifiques, la littérature, le théâtre, la musique, la danse, la peinture, le cinéma, bref la vie tout simplement. Seuls la régression et les interdits se multiplient.
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai une aversion profonde à l'égard des intégrismes quels qu'ils soient, car je suis une amoureuse de la vie.
Rappelez-vous une chose : lorsque la religion régit la vie de la cité, nous ne sommes plus dans l'espace du possible, nous ne sommes plus dans le référentiel des doutes, nous ne sommes plus dans le repère de la Raison et de la rationalité si chères aux Lumières. Séparer l'espace public de l'espace privé en réaffirmant la neutralité de l'État me semble indispensable, car seule la laïcité permet de se doter d'un espace commun, appelons-le un référentiel citoyen, loin de toutes croyances et de toutes les incroyances, pour prendre en main la destinée de la cité. Avant de conclure, permettez-moi de partager avec vous une lettre destinée à l'un de vos élus.
J'ai longuement hésité avant de vous écrire. Peut-être, par peur d'être perçue comme celle venue d'ailleurs qui fait indélicatement irruption dans les « affaires françaises ». Au diable les convenances, je n'ai jamais été douée pour la bienséance surtout lorsqu'elle est au service des plus forts, des plus puissants et des plus arrogants. Puis, s'il avait fallu que je vive en fonction du regard des autres, je n'aurais rien fait de ma vie ou si peu.
Lorsqu'il s'agit des droits des femmes, nulle convenance ne doit primer sur l'essentiel. L'essentiel étant : la liberté, l'égalité et l'émancipation des femmes. J'entends encore des copines françaises me dirent avec insistance : parle-lui, dis-lui, écris-lui. Étrangement, leurs propos me rappellent le titre de ce magnifique film d'Almodovar « Parle avec elle » où dès les premiers instants, le rideau se lève furtivement, pendant quelques secondes, sur un spectacle de danse, mettant en scène le corps d'une femme, celui de Pina Bausch. Elle qui exprimait si bien dans ses chorégraphies crûment la violence exercée à l'encontre des femmes.
Monsieur Gérin, c'est à vous que je m'adresse, je voudrais vous parler, vous dire la peur que j'ai connu le 25 mars 1994 alors que j'habitais à Oran, en Algérie et que le Groupe islamique armé (GIA) avait ordonné aux femmes de mon pays le port du voile islamique. Ce jour-là, j'ai marché la tête nue ainsi que des millions d'autres Algériennes. Nous avons défié la mort. Nous avons joué à cache-cache avec les sanguinaires du GIA et le souvenir de Katia Bengana, une jeune lycéenne âgée de 17 ans assassinée le 28 février 1994 à la sortie de son lycée planait sur nos têtes nues. Il y a des événements fondateurs dans une vie et qui donnent une direction particulière au destin de tout un chacun. Celui-là, en est un pour moi. Depuis ce jour-là, j'ai une aversion profonde pour tout ce qui est hidjab, voile, burqa, niqab, tchador, jilbab, khimar et compagnie. Or, aujourd'hui vous êtes à la tête d'une commission parlementaire chargée de se pencher sur le port du voile intégral en France.
En mars dernier, je publiais au Québec, un livre intitulé « Ma vie à contre-Coran » : une femme témoigne sur les islamistes. Dès les premières phrases, je donnais le ton de ce qu'est devenue ma vie en termes d'engagements politiques en écrivant ceci : « J'ai vécu les prémisses d'une dictature islamiste. C'était au début des années 1990. Je n'avais pas encore 18 ans. J'étais coupable d'être femme, féministe et laïque. » Je dois vous avouer que je ne suis pas féministe et laïque par vocation, je le suis par nécessité, par la force des choses, par ces souffrances qui imprègnent mon corps car je ne peux me résoudre à voir l'islamisme politique gagner du terrain ici même et partout dans le monde. Je suis devenue féministe et laïque à force de voir autour de moi des femmes souffrir en silence derrière des portes closes pour cacher leur sexe et leur douleur, pour étouffer leurs désirs et taire leurs rêves.
Il fut un temps où on s'interrogeait en France sur le port du voile islamique à l'école. Aujourd'hui, il est question de voile intégral. Au lieu d'élargir la portée de la loi de 2004 aux établissements universitaires, nous débattons sur la possibilité de laisser déambuler dans nos rues des cercueils. Est-ce normal ? Demain, peut-être c'est la polygamie qui sera à l'ordre du jour. Ne riez pas. Cela s'est produit au Canada et il a fallu que les cours (de justice) s'en mêlent. Car après tout la culture à bon dos lorsqu'il s'agit d'opprimer les femmes. Ironie du sort, j'ai constaté dans plusieurs quartiers que les jupes se rallongent et disparaissent peu à peu. La palette des couleurs se réduit. Il est devenu banal de camoufler son corps derrière un voile et porter une jupe, un acte de résistance. C'est tout de même une banlieue française qui est le théâtre du film « La Journée de la jupe. »
Alors que dans les rues de Téhéran et de Khartoum, les femmes se découvrent de plus en plus, au péril de leur vie, dans les territoires perdus de la République française, le voile est devenu la norme. Que se passe-t-il ? La France est-elle devenue malade ? Le voile islamique est souvent présenté comme faisant partie de « l'identité collective musulmane » Or, il n'en est rien. Il est l'emblème de l'intégrisme musulman partout dans le monde. S'il a une connotation particulière, elle est plutôt politique surtout avec l'avènement de la révolution islamique en Iran en 1979. Que l'on ne s'y trompe pas, le voile islamique cache la peur des femmes, de leur corps, de leur liberté et de leur sexualité.
Pire encore, la perversion est poussée à son paroxysme en voilant des enfants de moins de cinq ans. Il y a quelques temps, j'essayais de me rappeler à quel moment précisément, en Algérie, j'ai vu apparaître ce voile dans les salles de classe. Pendant mon enfance et jusqu'à mon entrée au lycée, c'est-à-dire en 1987, le port du voile islamique était marginal autour de moi. À l'école primaire, personne ne portait le hidjab, ni parmi les enseignants, ni surtout parmi les élèves.
Voilà 12 ans que j'habite au Québec dont la devise inscrite sur les plaques d'immatriculation des voitures est « Je me souviens ». A propos de mémoire, de quoi la France devrait-elle se souvenir ? Quelle est porteuse des Lumières. Que des millions de femmes se nourrissent des écrits de Simone de Beauvoir dont le nom est indissociable de celui de Djamila Boupacha. C'est peu dire. Il ne fait aucun doute pour moi que la France est un grand pays et ceci vous confère des responsabilités et des devoirs envers nous tous, les petits. C'est d'ailleurs pour cela qu'aujourd'hui, tous les regards sont tournés vers votre commission et que nous attendons de vous que vous fassiez preuve de courage et de responsabilité en interdisant le port de la burqa.
Pour notre part au Québec, on se souvient qu'en 1961, pour la première fois dans l'histoire, une femme, une avocate de surcroît, est élue à l'Assemblée législative lors d'une élection partielle. Son nom est Claire Kirkland et elle deviendra ministre. En invoquant un vieux règlement parlementaire qui exigeait des femmes le port du chapeau pour se présenter à l'Assemblée législative, on la force à se couvrir la tête pendant les sessions. Elle refuse. C'est le scandale. Un journal titre : « Une femme nu-tête à l'Assemblée législative ! » Elle résiste et obtient gain de cause.
Il faut comprendre par là que nos droits sont des acquis fragiles à défendre avec acharnement et qu'ils sont le résultat de luttes collectives pour lesquelles se sont engagés des millions de femmes et d'hommes épris de liberté et de justice. J'ose espérer, monsieur Gérin, que la commission que vous présidez tiendra compte de tous ces sacrifices et de toutes ces aspirations citoyennes à travers le monde et les siècles.
A vous chers amis, s'il y a une chose, une seule, que je souhaiterais que vous reteniez de ces quelques mots, c'est la suivante. Entre une certaine gauche démissionnaire, le racisme de l'extrême droite et le laisser-faire et la complicité des gouvernements nous avons la possibilité de changer les choses, plus encore nous avons la responsabilité historique de faire avancer les droits des femmes. Nous sommes, en quelque sorte, responsables de notre avenir et de celui de nos enfants. Car il prendra la direction que nous lui donnerons. Nous, les citoyens. Nous, les peuples du monde. Par nos gestes, par nos actions et par notre mobilisation. Toutes les énergies citoyennes sont nécessaires d'un pays à l'autre au-delà des frontières. L'avenir nous appartient. La femme est l'avenir de l'homme disait Aragon. S'agissant d'homme, je veux en saluer un présent aujourd'hui, c'est mon père à qui je dois tout.
Et je finirai par une citation de Simone de Beauvoir : « On a le droit de crier mais il faut que ce cri soit écouté, il faut que cela tienne debout, il faut que cela résonne chez les autres » J'ose espérer que mon cri aura un écho parmi vous.
Djemila Benhabib
Lettre lue au Palais du Luxembourg, le vendredi 13 novembre 2009, lors de la journée "Femmes debout", organisée par Femmes Solidaires et la Ligue du Droit
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Il est plus que temps de réagir !
Allons nous tolérer sans réagir l’islamisation de notre pays et notre destruction ? Un article de Charles-Emmanuel Guérin.
Cessons cette tolérance qui nous détruit !
Il y a une différence fondamentale entre une musulmane qui porte le voile (attachement identitaire) et la religieuse chrétienne qui porte un foulard. S’il fallait trouver l’équivalence chez nous, en Occident ou en Europe, toutes les femmes de culture judéo-Chrétienne devraient porter une croix. Les musulmanes ne sont pas des religieuses. Elles n’ont pas consacré leur vie à vivre dans un couvent. Les musulmanes travaillent, se marient et font des enfants.
Maintenant imaginez que toutes les filles (ou presque) de culture chrétienne décident de porter un foulard (comme les nonnes) et le revendiquent avec la même force que les musulmans et avec la même sensibilité. Nous serions taxés de communautaristes. Uniquement NOUS !!! Selon les musulmans, il s’agirait de provocation et d’offense à leur croyance. Nous aurions pu être, nous aussi, offensés et depuis longtemps, mais nous n’avons JAMAIS pris l’initiative de l’être, et perdre l’initiative, c’est quasi perdre la bataille.
Imaginons donc les Européennes qui déambulent dans les rues, foulard vissé sur les cheveux. Celles-ci croisent sans cesse les musulmanes ainsi que les maris offensés. Que se passerait-il ? Il se passerait un clivage agressif conduisant à des tensions extrêmes, qui aboutiraient inéluctablement au conflit. Ce que veulent les musulmans, ce n’est pas la liberté, puisqu’ils affichent leur enfermement grâce à NOS principes et acquis de liberté. Ce qu’ils veulent est simple : Le Califat. Celui-ci passe par la privation des libertés individuelles, à commencer par celles de la femme. Les femmes doivent être voilées et doivent se marier EXCLUSIVEMENT avec un musulman ou à la rigueur un converti. Les musulmans ne supportent pas la liberté et la laïcité, alors, ils revendiquent leurs droits qui proviennent de NOTRE constitution pour nous priver finalement de la laïcité mais surtout, de l’égalité entre tous.
Vous avez regardé dans nos JT et dans la presse en général, la façon dont sont présentés l’islam en France et le voile chez les musulmanes. Tout est biaisé. Quand des critiques apparaissent contre le voile, de «bonnes âmes» européennes prennent la défense de la pauvre musulmane que l’on agresse dans sa foi, avec des confusions grossières. Par exemple, j’ai lu il y a peu que dans les années 60, «les femmes devaient se couvrir la tête en entrant dans une Église». Je ne saisis pas du tout le parallèle fait entre ces femmes qui devaient se couvrir la tête en entrant dans une Église et les musulmanes qui le portent dès qu’elles sortent de chez elle, qui luttent pour le porter dans TOUS les lieux publics dans lesquels elles sont amenées à évoluer ou à travailler. Où est le parallèle ? Il est dit aussi que les religieuses chrétiennes portent un foulard. Parfait ! Où est le parallèle avec les musulmanes ? Sont-elles TOUTES des religieuses au même statut que nos nonnes ? Bien sûr que non ! Cette confusion est entretenue par nos journalistes qui se hâtent de trouver un parallèle qui n’existe pas. Pour eux, c’est extrêmement facile de faire exister ce parallèle. Ils n’ont qu’à le publier !
Donc, il faut comprendre que les musulmanes qui travaillent ou pas, mariées ou pas, vivant en famille ou pas, sont absolument identiques à nos religieuses chrétiennes qui elles ont voué leur vie au seul service de leur religion. Ce parallèle est absolument ridicule. Les musulmanes ne sont pas des religieuses, elles sont des «CROYANTES». Imaginez maintenant (et je me répète volontairement) que toutes les croyantes chrétiennes arborent un foulard ou une tenue de nonne. Imaginez que toutes les croyantes chrétiennes se vêtent d’une tenue religieuse IN-TE-GRALE comme les musulmanes ? Eh bien, les enseignantes, les institutrices, les infirmières, les policières, les factrices, les employées des administrations, les boulangères, les militaires (et j’en passe…) cristalliseraient la France comme étant un pays croyant et dont la place de la religion est fondamentale.
Or, les Français laissent les musulmans cristalliser la France comme étant un pays croyant… islamique ! Imaginez : Des burqas d’un côté, des femmes habillées en nonne de l’autre. D’après vous, quelle religion sera choquée ? Quel pratiquant sera blessé dans sa foi et sa «sensibilité» religieuse ? Quel croyant se sentira «provoqué» par un signe religieux ostentatoire autre que le sien ? Les musulmans !!!
On peut se rendre au cinéma voir un film satirique sur Jésus et un autre sur les «atrocités imaginées» qu’Israël fait subir aux pauvres arabes palestiniens, ce sera là, la liberté d’expression. Liberté d’expression car quand même on y tient en France, nous sommes un peuple dont «l’exception culturelle» n’est plus à démontrer… Mais il n’y a PAS UN film satirique sur l’islam et encore moins sur le pédophile, l’assassin, le voleur qui leur sert de modèle, qui s’appelle Mahomet. Un p’tit dessin, une caricature, un p’tit coup de crayon et voilà les ambassades qui brûlent, un prêtre qui se fait assassiner, des sanctions économiques internationales. Mais c’est nous les Français, qui sommes intolérants… c’est évident.
Si je dis «je hais l’islam», alors je suis un raciste, un xénophobe et un intolérant. Il n’est pas permis d’émettre une critique sur cette religion. Je hais cette religion et la morale publique me condamne. A partir de ce moment, certains diront que, sur le même principe de liberté d’expression, il est autorisé donc à émettre un doute sur la Shoah. Dans cette logique : «Je m’autorise à critiquer l’islam, ils s’autorisent à dénoncer ce qu‘ils appellent «la tromperie » de la Shoah». Et c’est bien ce qui se passe. Des Occidentaux font des caricatures de Mahomet. Les musulmans en réponse font des émeutes, et détruisent des bâtiments officiels. S’ajoutent à cela des caricatures humoristiques du massacre des juifs par les nazisn soit en minimisant, soit en niant cette réalité historique. Certains de nos compatriotes français trouvent cela normal… ils disent que c’est la réponse des musulmans face à une offense.
Pourtant, si je ne me trompe pas, il y a une réalité. J’ai le droit de croire ou pas dans le mysticisme, mais je n’ai pas d’autre choix que d’accepter la réalité historique. Il y a négation quand on nie la Shoah, pas quand on accuse le «prophète» musulman de pédophilie, de vol et d’assassinat. C’est une réalité religieuse qui ne se nie pas et qui ne peut être mise en parallèle avec la réalité historique.
Certains vont penser que je pratique un prosélytisme chrétien alors que je tente juste de faire prendre conscience que les Français acceptent et respectent une religion dont les fondements sont la violence, la privation des libertés, la différentiation religieuse et idéologique revendiquée (piscine, tribunaux, cantine, etc.) «Sourate 3, verset 114 : Ô croyants, ne formez de liaisons intimes qu‘entre vous ; les infidèles ne manqueraient pas de vous corrompre ; ils désirent votre perte. Leur haine perce dans leur parole; mais ce que leur cœur recèle est pire encore. Nous vous en avons déjà fait voir des preuves évidentes, si toutefois vous savez comprendre».
Les plus croyants vivent la haine de l’autre (sauf s’il se soumet), pratiquent la barbarie (rituel halal), la légitimité du pouvoir des hommes sur les femmes, les châtiments cruels en punition de l‘adoption de la liberté ou pour des petits délits. Les autres musulmans ne disent rien. Ils cautionnent par le silence… alors que nos origines culturelles et cultuelles judéo-chrétiennes prônent le pardon et la tolérance. Jésus tendait l’autre joue, les punitions divines sont réservées exclusivement à la volonté de Dieu tandis que dans l’islam, les musulmans doivent tuer les infidèles partout où ils les trouvent. Sourate 4, verset 91 : «ils ont voulu vous rendre infidèles comme eux, afin que vous soyez tous égaux. Ne formez point de liaisons avec eux jusqu’à ce qu’ils aient quitté leur pays pour la cause du seigneur. S’ils retournaient à l’infidélité, saisissez-les et mettez-les à mort partout où vous les trouverez. Ne cherchez parmi eux ni protecteur ni ami».
Ainsi les musulmans sont autorisés par le Coran à faire «la justice divine» eux-mêmes, contre tous ceux qu’ils considèrent comme étant infidèles ou impurs (ce qui revient au même).
Le port du foulard islamique est un signe de soumission pour les femmes en particulier car c’est un signe visible et immédiat, mais il est aussi un signe de soumission pour le monde libre en général. Tous les signes visibles islamiques s’infiltrent dans les habitudes des pays à conquérir. Il s’agit de la tenue vestimentaire (foulard, hidjab, Burqa etc.), de lois qu’ils souhaitent changer (jour férié demandé pour les musulmans, amende pour blasphème, etc.) du domaine alimentaire (produits halal généralisés) et des traditions (ramadan, aid el fitr et el kébir) qui nous sont imposées. Dans le même temps, les signes religieux chrétiens traditionnels de notre culture sont retirés suite à des plaintes ou par l’autocensure habituelle de mes compatriotes.
Les musulmans manipulent nos perceptions. Nos dirigeants le savent très bien et ne feront rien. Ils tiennent trop à garder leur niveau de vie. Nos intellectuels sont sans audace ni courage et font même une différence entre les musulmans et les islamistes. Attardons nous quelques instants sur ces manipulations de nos perceptions et sur la complicité active des personnalités politiques ou intellectuelles françaises qui les véhiculent.
Il y a quelques semaines de cela, lors d’une émission télé à propos du bouclage de certaines rues et quartiers de Paris et de France par des islamistes, dans l’émission «C dans l’air», Yves Calvi recevait le 29 octobre 2009 Hervé le Bras (INED, EHESS), Gérard François Daniel Lefeuvre (Université Paris VIII). Ce dernier y déclarait : «Venez le Vendredi rue Myrha, La rue Myrha est fermée par des islamistes qui organisent des prières, etc…», et Yves Calvi de demander : «fermée par des musulmans ou par des islamistes ?». Daniel Lefeuvre de déclarer : «par des islamistes», et Hervé Le bras de répondre «ah, c’est aut’ chose» !!! Non, ce n’est pas autre chose. Ce sont les mêmes. Ce sont tous les mêmes qui prônent l’expansion de l’islam.
Donc, rue Mirah ce sont des islamistes qui ferment la rue en accord tacite avec la police. Ah bon, ah bon. Ce sont des musulmans qui prient ou des islamistes ? Dites-moi je suis perdu. Où est la différence ? Donc à Puteaux, ce sont aussi des islamistes ? Pas des musulmans alors, puisqu’il est dit dans l’émission que les musulmans et les islamistes, ben c’est pas pareil !!! Bon, donc je dois confondre.
Mais alors à Barbès, là ce sont donc des musulmans qui barrent la route, et pas des islamistes c’est évident. Ou alors je confonds. Je ne sais plus. Ou peut-être que la pleutrerie française (je sais, quand j’écris ça, vous me trouvez un peu brutal et vous m‘en voulez) s’évertue en même temps que les musulmans islamistes à entretenir la confusion. Pour les uns, c’est par absence totale de courage, et pour les autres, c’est dans l’esprit de conquête pour le moment non violente.
Intervention de Ghaleb Bencheikh, président de la conférence mondiale des religions pour la paix, présentateur de l’émission dominicale «islam» sur France2 : échange stérile qui n’est pas imputable à Joachim Veliocas mais aux stratégies de contournement de Ghaleb Bencheick pour ne pas répondre de manière précise. Il dit : «c’est comme si je devais maintenant jauger et je n’aime pas ce genre d’argument, tout le Christianisme sur St Bernard de Clairvaux, lorsqu’il disait «tuer un homme infidèle ce n’est pas un homicide mais c’est un malicide»» !
Mais on s’en fout de St Bernard de Clairvaux monsieur Bencheickh. Pourquoi ne pas avoir cité Jésus qui tendait l’autre joue après avoir reçu une baffe ? C’est quand même Jésus le prophète des Chrétiens ! Tout comme Mahomet est le modèle des musulmans. Quand des autorités religieuses se sont servies du Christianisme pour faire la guerre, convertir des populations ou s’approprier des richesses, ce fut condamné. Il y eut des luttes internes et l’altruisme occidental a vaincu. A ce jour, nous sommes les premiers à être critiques envers notre culture judéo-chrétienne. On aime encore à «bouffer du curé». Tandis que Mahomet est toujours le modèle des musulmans et tandis que les musulmans en 2009 sont misogynes, susceptibles, violents, sexistes, conquérants et intransigeants. C’est cette actualité là qu’il faut combattre et ne pas prendre en référence un pseudo St Bernard que PERSONNE ne connaît, que PERSONNE n’écoute et que PERSONNE ne prend en exemple. Par contre, un Youssouf al Qaradawi qui prône la lapidation, l’exécution des homosexuels et la charia dans l’intégralité, qui est membre à part entière de l’UOIF est quant à lui un réel personnage contemporain, qui a une réelle influence sur les musulmans et beaucoup de Français.
Vous allez me trouver «empêcheur de tourner en rond» mais je vais jusqu’au bout de la démonstration. Donc un peu de dictionnaire vous fera du bien.
Christianisme : Religion fondée sur l’enseignement, la personne et la vie de Jésus-Christ.
Chrétien, Ienne : Qui professe la foi en Jésus-Christ. Religion Chrétienne = Christianisme.
Catholicisme : Religion Chrétienne dans laquelle le Pape exerce l’autorité en matière de dogme et de morale. Façon dont une personne comprend la doctrine de l’Église romaine.
Catholique : Relatif au catholicisme. Qui professe le catholicisme. Croyant pratiquant.
Islamisme : Religion musulmane. Mouvement politique et religieux prônant l’expansion de l’islam.
Islamiste : Relatif à l’islamisme. Qui est partisan de l’islamisme. Militant islamiste…
Musulman : Qui professe la religion de Mahomet. Musulman = islam. Qui appartient à la communauté islamique.
Tout le monde est d’accord ? Cela fait des années que je m’époumone à vous avertir, un islamiste ou un musulman, c’est la même chose, «the same, Iqual, Gleich, si mile (ou en chinois) 类似». !!
Il est plus que temps de réagir. Il n’existe pas beaucoup de solutions mais il est nécessaire de répondre exactement de la même manière à toutes les provocations émises par les musulmans de France. Puisqu’il s’agit d’un langage compris et assimilé par nos compatriotes, il est donc logique de communiquer avec les Français avec la même tactique que celle utilisée par les musulmans. Il faut que les directeurs de magasins crient «raciste» à chaque fois qu’un musulman demande à séparer les rayons alimentaires pour s‘en approprier un exclusivement halal, que les directeurs d’école crient «intolérant» à chaque fois qu’un musulman tentera d’imposer les repas halal. Les enseignants doivent hurler à la discrimination culturelle et historique à chaque fois qu’un musulman tente de faire interdire des cours, les leçons d’histoire sur l’islam, Mahomet ou la Shoah. Les personnels soignants des hôpitaux doivent absolument crier «assassin» et dénoncer l’islam à chaque fois qu’un musulman empêchera les soins apportés pour sa femme par un médecin homme.
Il faut récupérer l’initiative !!! Il faut revendiquer le droit français de liberté d’expression et crier haut et fort «je hais l’islam, je ne respecte pas cette religion» !
On se moque du christianisme ? C’est un droit. Si aujourd’hui je défends le Christianisme, au mieux j’aurai droit à un regard amusé, et dans la majeure partie des cas, j’aurai droit à du mépris. Je l’accepte même si cela me dérange. Mais alors, ceux qui méprisent le Christianisme doivent être en cohérence et mépriser de la même manière, avec les mêmes mots et la même force l’islam. Il n’y a pas de raison d’épargner l’islam puisque la haine et la violence sont dans son fondement et qu’il s’agit d’actualité.
Nous devons défendre les églises. C’est fondamental. Les musulmans veulent marquer la différence entre eux et nous ? Je n’invente rien et personne ne pourra dire que je crée du communautarisme. Donc, ils veulent se différencier des autres. Convertir ou se démarquer des autres. Très bien, aidons-les ! Cessons cet intégrisme laïc, car l’on voit où il nous a conduit. Je ne propose pas de devenir croyant, je propose un retour à nos origines culturelles et cultuelles. Soutenons nos curés même si nous n‘allons pas à la messe. Conservons nos coutumes traditionnelles religieuses. Exigeons du poisson le Vendredi (et en plus c’est bon), exigeons un lieu de recueillement dans les entreprises privées et dans les administrations publiques afin de faire pression et revenir dans les valeurs de «liberté, égalité et fraternité». Soyons offensés à notre tour.
Sortons des placards et des greniers les croix et revendiquons notre culture Chrétienne. Répondons «intolérants» à ceux qui nous traitent d’intolérants. Répondons «racistes» à ceux qui nous traitent de racistes. Répondons-leur que ce sont eux les intolérants et les racistes car ce sont eux qui fabriquent les différences et qui revendiquent le droit de se démarquer de tous les autres par l’islam.
Car ce ne sont pas les Français qui changent le visage de la France, nous, nous sommes les mêmes...
© Charles-Emmanuel Guérin pour LibertyVox
Officier de Sécurité. Analyste Stratégique.
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Les musulmans de France sont pour leur quasi totalité respectueux des principes de la République et tout particulièrement de la laïcité : pour eux , sans doute possible , laïcité et islam sont compatibles et c'est leur pratique. Mais ces musulmans "modérés", on les entend peu, ce qui est propre à tout majorité silencieuse. Ceci va changer : las d'être identifiés au terrorisme , exaspérés de ce que l'on puisse douter de leur identité française, agacés autant que les non musulmans par les dérives sectaires (l'idéologie du salafisme , le port imposé de la burqa) , les musulmans laïcs commencent à s'organiser et à se faire entendre. Je publie ci-dessous le texte d'un appel à la mobilisation des musulmans laïcs, lancé par Marouane Bouloudhnine, Président de la fédération Mosaic, cosigné par l'anthropologue Dounia Bouzar, par le recteur de la mosquée de Paris, D. Boubakeur et par moi-même ( il faut que des non musulmans soutiennent cette initiative). Le texte a été publié dans Le Figaro, fin décembre.
Guy Sorman. Auteur.
APPEL AUX MUSULMANS LAICS : PAS EN NOTRE NOM!
Dans notre pays, la France, des prédicateurs qui se prétendent musulmans manipulent l’islam pour dresser des citoyens contre d’autres citoyens… Des prédicateurs qui se prétendent musulmans manipulent l’islam pour faire croire à des jeunes femmes qu’il est saint de se mettre un drap noir sur la tête… Leur but ? Séparer des jeunes Français de notre nation et les enfermer dans des sectes. L’islam a 14 siècles d’histoire, mais ces sectes sont nées en Arabie Saoudite en 1930 ; ces prédicateurs sectaires prétendent que les autres musulmans n’avaient, jusque-là, rien compris au Coran. Oui, il s’agit de sectes au sens du Droit français. Ces groupuscules qui se prétendent musulmans utilisent l’islam pour fabriquer des frontières mentales entre leurs adeptes et le reste du monde : les non croyants, les croyants non musulmans, mais aussi les autres musulmans qui ne sont pas comme eux. Leur méthode est celle des sectes : on arrache les jeunes à tous ceux qui assurent traditionnellement leur socialisation, les enseignants, éducateurs, animateurs, parents et imams non sectaires. Comme toute idéologie de rupture, ce discours sectaire repose sur une exaltation de groupe. Dans ces sectes prétendues musulmanes, l’individu doit renoncer à ses propres contours identitaires. Tel est le but inavoué du voile intégral : même le visage ne doit plus être différencié. La stratégie de ces prédicateurs consiste à faire passer leur vision du monde, totalitaire, pour de simples commandements religieux.
Nous, musulmans français et laïcs, disons « Non » ! Pas en notre nom ! Pas au nom de l’islam ! Français de sensibilité musulmane, nous refusons qu’une religion soit ainsi instrumentalisée ! Pratiquants ou non pratiquants, croyants ou non croyants, nous nous insurgeons contre cette prise de l’islam en otage. Nous disons à ceux qui sont choqués par la burqa qu’ils ont raison de l’être : être choqué par la burqa, c’est respecter l’islam. Car aucune religion monothéiste ne peut édicter des préceptes et des règles qui asservissent l’individu. En vérité, connaître les richesses et les valeurs musulmanes, c’est s’inscrire dans la lignée de tous ceux qui, ici ou là-bas, aujourd’hui et naguère , ont toujours lutté pour le recours à la raison dans la foi : nous rejetons donc comme appartenant au même camp, le camp des ignorants et des sectaires , ceux qui imposent la burqa au nom de l’Islam, ceux qui confondent la burqa et l’Islam, ceux qui prétendent que le Coran est incompatible avec la laïcité, ceux qui – au nom de l’Islam ou contre l’Islam – déclarent que les musulmans ne seront jamais des Français comme les autres.
Nous, musulmans laïcs et démocrates, n'aimons pas la France par hasard. Nous l’aimons parce que des musulmans dans l’armée française sont morts pour la démocratie, parce des femmes luttent ici pour leurs droits... Et nous aimons la laïcité, qui permet à chacun de croire en ce qu'il veut, ou de ne pas croire. Nous admirons la loi de 1905 qui sépare l’Etat et les cultes afin, que plus jamais personne ne puisse décider qu'une vision du monde est supérieure à une autre...
Les Français de sensibilité musulmane aiment la France parce que des hommes se sont réunis en 1905 pour demander à l'Etat de devenir neutre afin de résister aux pressions et aux tentatives d'instrumentalisation de tel ou tel groupe, de veiller au respect de tous les citoyens, de garantir à la société qu'elle pouvait enfin être plurielle et unie, de promettre que, plus jamais, on ne retournerait à la pensée contrainte.
Nous souhaitons que notre pétition soit entendue comme un appel aux musulmans et non musulmans de France : cet appel invite à se connaître et se reconnaître les uns les autres. Cet appel vise aussi à donner la parole, enfin, à l’immense majorité des musulmans de France qui se reconnaissent dans la laïcité, la République et la modération. Nous ne tolérerons plus qu’une poignée d’activistes et de prédicateurs sectaires prétendent représenter l’Islam en France et que, trop souvent, on leur confère le monopole de la parole et de représentation. Désormais, les musulmans laïcs de France exigent d’être entendus, représentés, écoutés, consultés, car nous sommes le véritable visage d’une France multiple et réconciliée.
Marouane Bouloudhnine.
PS : plusieurs versions de ce texte circulent sur le web, avec des varaitions de vocabulaire sans incidence sur le fonds . Les musulmans laïcs récusent en particulier , l'expression de "musulman modéré" puisque nul n'éprouve le besoin de dire "catholique modéré". J'ai pour ma part , souvent utilisé les termes de musulman modéré , pour me faire comprendre des non musulmans . Mais , de fait , musulman laïc est plus clair et plus fort.
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Burqa : de ce texte , on peut déduire qu'il n'est pas utile de légiférer contre la burqa en soi mais qu'il conviendrait d'appliquer à cette pratique , les mêmes interdictions légales qui valent pour toutes les sectes . ( ceci est mon opinion )
Source : http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2010/01/l-%C3%A9veil-dun-islam-la%C3%AFc.html
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Et pour ne pas être de reste :
POUR UNE GAMINE JUIVE, LE CATHOLICISME C’EST MAUVAIS POUR LA SANTE
Hmmm… toute autre religion que la religion juive risquerait d’attenter à la santé mentale de cet enfant, estime le juge ? Mais alors, également Halloween ? Noël ? Le “One Nation Under God” du serment au drapeau récité dans les écoles, la religion de la consommation ???
[Blog d'Allain Jules - 19/12/2009]
CBS: Une ordonnance de justice ordonne désormais à Joseph Reyes de tenir sa fille à distance de toute religion autre que la religion juive – à la demande de la mère divorcée de l’enfant outrée par le baptème catholique de l’enfant .
Un père de famille vivant à Chicago a été condamné par une ordonnance de justice inhabituelle : ne plus conduire sa fille dans un lieu religieux qui n’est pas juif. Après le divorce des parents, le père était allé dans une église catholique la baptiser. Ce baptême a été considéré par l’ex épouse de Joseph Reyes comme étant un acte de malveillance.
Rebecca Reyes n’a appris le baptême de sa fille que lorsque Joseph lui a envoyé la photo de la cérémonie. Joseph Reyes nie avoir envoyé la photo par méchanceté. Il précise : “Je l’ai envoyé parce que Rebecca m’a demandé des photos”, dit-il. Quant à Mme Reyes, elle veut que sa fille soit de religion juive, et elle a précisé que son mari et elle se sont engagés à le faire, puisqu’il s’est converti au judaïsme. Le mari quant à lui nie cette version et indique que “Ce n’est pas exact” et poursuit, “Je ne vais pas dire qu’elle ment mais … à tout le moins, elle se trompe au sujet de ma supposée conversation.”
Mais Mme Reyes accuse son ex-mari d’avoir fait une erreur en baptisant leur fille. Dans sa requête, elle a prétendu que, s’il (Joseph) élève leur fille dans une autre religion que la juive, ceci causera un préjudice irréparable à leur fille.
Joseph estomaqué a répliqué : “Je ne voudrais pas nuire à ma fille, c’est grotesque, stupide et ridicule.”. Joel Brodsky, l’avocat de Reyes s’est dit surpris en lisant l’ordonnance. Il avait comme des vertiges presque: «J’ai failli tomber de ma chaise»[...] Je pensais que nous étions en Afghanistan en face d’un Taliban. Est-ce ça l’Amérique ? Nous avons dans notre Constitution, le Premier Amendement qui donne droit à la liberté de religion”. Quant à dire que ça troublera la fillette, c’est d’une stupidité abyssale, a-t-il poursuivi.
Rebecca et ses avocats ont refusé de continuer à huis clos, mais ils ont fait la déclaration suivante: “Nous resterons fidèles à notre requête. Nous estimons que le juge va faire tout ce qui est le meilleur pour l’enfant”.
L’avocat de Joseph Reyes dit qu’il va faire appel de la décision.
Source : http://cbs2chicago.com/local/Reyes.Jewish.Catholic.2.1365449.html
NB : Bien entendu, dans ce cas, "on" ne dire rien de peur d'être accusé d'antisémitisme car, au nom de l'"holocauste" un interdit absolu est érigé en dogme : la critique de cette religion et de son bras politique : le sionisme !